Phobie de la vérité
23 03 2008Désinvolture hautement cadencée
Une évolution généralisée
S’étend sur l’espace, déchire l’étiolé
Crache un amour corrompu et cassé
Coincé par la perfection de ce cirque exquis,
Tu dois synchroniser ton souffle à autrui
Intronise-toi, tu t’essouffles, es-tu fou?
Tu t’étends sur l’espace et le temps
Et ton passé se cache de toi
L’ampleur de tes peurs négligées
Ironiques blessures qui nous tombent, contrôle-toi!
Enveloppe-toi de la beauté immonde et engourdie, salée
Cet amour, cette lubie nous veulent prisonnier.
Évitons les paroles détraquées, cette vérité
Bonté écrasante aux mouvements glacés
Lève-toi, cours, évince l’érosion
Ton corps n’est un bolide délaissé.
Délaisse cette torpeur, ne sois pas inconscient,
La catastrophe suit nos envies
Selon le pourpre de nos joues
Et le jour git de nos maux
La nuit accroit nos écarts.
Essuie tes excuses, ne suis pas ton instinct,
Camouflage estompé des jours de tristesse
Multicolore comme cette neige
Je suis une junkie dans un manège
Sur ton parallèle éclaté d’illusions.
Je flotte, je dors, m’as-tu vu?
J'érige et je tombe je mords et j'oublie
Ce vent glacial transportant l’euphonie
Élégante empathie à délecter, croque-la aussi!
Le château est effacé
La liberté, de jade perlée
Catastrophe sucrée, idées
Gris foncé, couleur enuui, sacadé,
Qu'un peu d'espoir dans un monde rose et sale, innondé
Frisson glacé, de désarroi rancunier
Corrompu. Las. Essoufflé.
Prisonniers d’un nuage tu ne peux respirer,
La nuit est morte
La ville se cache.
Les rêves s’évaporent,
Et le manège chavire.
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Catégories : Poésie


